Y a des modes. Olive et Tom, les pogs, le spritz ou la coupe mulet. Remember... 

Y a des modes. Celles d'hier ou de demain. Le vin bleu n'en fera pas partie, promis. 

Y a des modes. Le bruit tapageur des bottes tendances. La rue qui s'agite. 

Elle cherche le kir de demain. 

Émulsion de bûche de Noël, tataki de chapon... ou l'inverse. 

Y a des modes. Parasitage. 

La mode croit quelle assure.

Qui rassure ?

Calories de fêtes, comme un radiateur qu'on partage en famille.

Ivresse tardive. Veiller les uns sur les autres.

Les joues rougies par le champagne. Bon camarade.

Pour changer sans déroger, il sera rosé.

Y a des modes, mais prière de ne pas déranger.
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C'est l'histoire d'un cassoulet, ou plutôt d'une amitié, ou peut-être même bien les deux. Mais c'est aussi une histoire belge, aussi gourmande que drôle d'ailleurs, parce qu'on s'est quand même parfois bien fendus la poire.

C'est l'histoire de quelques couennes, d'un régiment de haricots tarbais et des leurs acolytes* venus des quatre coins d'un cochon local, pressés de prendre l'avion pour un baptême de l'air, une épopée charcutière, malheureusement sans retour pour eux.

Parce que parfois une image vaut bien plus que quelques mots.

Parce qu'on n'est pas obligé d'être toujours sérieux quand on parle vin.

Décembre, bûche, sapin, belle-mère, guirlande, foie-gras, encore de la bûche, famille, cadeaux, chapon, saumon, Tino Rossi, chocolats, chocolats à liqueur, marrons, huîtres, cotillons... et surtout beaucoup de tchin-tchin dans les yeux, et donc, du vin...

Décembre...

Les pulls moches, les engueulades en famille, la batterie en plastoc' offerte à ton fils par un tonton ayant décidé de renouveler ta prescription de Doliprane pour l'année à venir, le chapon, les chocolats à la liqueur de mémé et l'odeur du sapin qui habille de ses lumières les sombres soirées au coin du feu...

Et au milieu de tout ce marasme fait de guirlandes, de foie gras, de playmobil et de sourires d'enfants, comme chaque année, notre calendrier de l'Avin.

Bref,

Parfois dans la vie on a des gros coups de cul : gagner un bon coiffure au loto de l'école du village, tomber sur la fève et ne pas se casser une dent, acheter une fringue à sa taille sur Internet, ou encore, fêter le beaujolais nouveau sans avoir l'impression que Lara Fabian fait des vocalises aux quatre coins de votre crâne le lendemain matin.

Moi, perso, je n'ai jamais vraiment eu de cul. Surtout quand je buvais du beaujolais nouveau.

Par un beau samedi de printemps...

Non. Reprenons.

Par un sale samedi pluvieux de novembre, veille de rentrée qui plus est, me voilà parti rejoindre, tel un Sancho Panza régional, l'entreprise ô combien louable de quelques Don Quichotte gaillacois attachés à leur terre comme notre hidalgo à ses idéaux.

Depuis tout petit j'aime les livres. Comme encore beaucoup de personnes d'ailleurs, bien heureusement. J'aime l'objet, le fumet gourmand de ses pages qui évolue dans le temps. C'est ce livre tout juste sorti de sa librairie, encore chaud comme une baguette de boulanger, l'odeur du papier comme celle d'une chocolatine au petit-déjeuner, ou encore celui retrouvé au creux d'un grenier familial, jauni par les années et dont le parfum n'est pas sans rappeler la mémoire tapissant les murs d'une cave.

Après une pause de quelques mois, voilà que le divan intimiste de ce blog reprend du service. Toujours le même principe : une volée de questions, les réponses de notre invité du jour et, je l'espère, l'occasion de découvrir ou de connaître un peu mieux un de ces nombreux acteurs de vigne et du verre.

Et aujourd'hui, cap au nord ! Direction le Beaujolais où le talentueux David Large, presque homonyme du jour, nous prouve qu'il sait aussi bien jongler avec les mots qu'avec les grappes de gamay.

Tina Arena a dit :

"Pour aller plus haut, aller plus haut

Où l'on oublie ses souvenirs

Aller plus haut, aller plus haut

Se rapprocher de l'avenir…"

Oui, j'adore la poésie, les grands auteurs, tout ça... Bref. Ces quelques vers aussi profonds que visionnaires m'amènent de fait à notre sujet du jour : l'arrivée d'un noble dans notre collection made in cinsault.

Et quand on parle cinsault, il est incontournable pour moi d'évoquer Xavier Braujou.

Une des traditions que j'essaie d'entretenir à la fin de chaque année scolaire est de rendre visite à ma libraire pour trouver les chemins littéraires qui sillonneront mon été. La surprise venant nourrir la curiosité, je construis ainsi un parcours de lecture dont je ne connais jamais vraiment la direction. Et maltraitant ainsi les redondances d'une jeunesse éprouvée où je trouvais un réconfort évident à me replonger pour la énième fois au creux de ma collection de Tintin, je retrouve le désir.
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