Ce dimanche matin, en lisant sur son blog collectif des 5 du vin le billet hebdomadaire de Michel Smith, j'apprenais que cette ultime salve carignanesque serait sa dernière. L'occasion pour moi de le remercier pour son travail et sa passion communicative le liant à vie avec ce fabuleux cépage qu'est le carignan. C'est aussi grâce à lui que je débutais, il y a peu, cette rubrique dédiée au cinsault, autre raisin régional faisant le régal de mes papilles. Alors bravo Michel et à la tienne !
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Le vendredi soir est souvent l'occasion d'aller tailler la bavette avec mon caviste. Peu après avoir lâché mon quotidien, me retrouver dans cette antichambre des plaisirs épicuriens doit sûrement me faire du bien.
Bref, cette fois-ci, une dégustation s'annonçant, Cyril, le tenancier du repère, me proposait de rester un peu afin de l'aider à mettre en route cette soirée destinée à la découverte de quelques vins des Terrasses du Larzac. Bouchons qui sautent, blabla de comptoir, puis évidemment, on goûte.
Et au milieu de cette belle sélection d'étiquettes locales, un cinsault, comme une petite mise en bouche, un jus câlin fait pour éveiller les papilles. Nous voici au pied du plateau du Larzac, à 350 mètres d'altitude, sans oxygène, mais un bon ballon de rouge à la main. Bienvenue au Domaine du Pas de l'Escalette, chez Julien Zernott et Delphine Rousseau.
"Il y a quelques années, après la longue traversée du plateau du Larzac, la route déclinait, traversait rapidement un amas rocheux et débouchait en corniche sur le gouffre creusé du Pas de l'Escalette. Mais il y a plusieurs siècles, descendre du plateau, pour gagner la vallée de la Lergue en direction de Lodève, n'était possible que par des échelles placées sur la roche, la hauteur des falaises environnantes ne permettait pas d'autres passages. Ce qui à donné le nom de Pas de l'Escalette."
Le vin est fluide, arborant une robe framboise à la teinte douce et claire. Le nez discret se livre peu à peu, libérant des notes de pétales de rose ou de baies rouges. Clairement avenant, on se laisse apprivoiser par l'évidence de ce jus dont on se badigeonne maintenant les papilles. Souple, vif et fringant, ce cinsault porte à merveille son petit panier de framboises. On a juste envie de se resservir et tant pis si le léger manque d'allonge semble écourter un peu cette promenade très printanière...
Alors, au milieu de ces murs de pierres sèches semblant dompter les pentes locales, sachez qu'un peu de bonheur immédiat attend votre verre. "Du beau, du bio, du bon cinsault !" crierait le camelot, "J'ai soif !" avouera simplement le buveur au bras tendu vers le goulot...
CINSAULT(veur) à la carte...
Au milieu des 15 hectares du domaine, il est agréable de savoir qu'une place toute particulière est réservée au cinsault. Notre pinot du sud possède des traits si particuliers qu'il est aujourd'hui important de lui trouver sa propre place sur les étals de nos cavistes. Et quoi de mieux que la fraicheur des terroirs d'altitude du Pas de l'Escalette pour découvrir l'élégance simple et digeste de ce cépage que l'on se plait à boire ?
Alors, au milieu de ces murs de pierres sèches semblant dompter les pentes locales, sachez qu'un peu de bonheur immédiat attend votre verre. "Du beau, du bio, du bon cinsault !" crierait le camelot, "J'ai soif !" avouera simplement le buveur au bras tendu vers le goulot...
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CINSAULT(veur) à la carte...
Carte des cuvées de cinsault dégustées sur le blog :



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