"Le poil est une production filiforme de l'épiderme, couvrant partiellement ou intégralement la peau des mammifères et dont il est l'une des caractéristiques. Chez les animaux, lorsque la couverture de la peau est complète, on parle de pelage (la fourrure étant elle composée de poils et de peau). Chez l'humain, la pilosité relative au sommet de la tête s'appelle la chevelure et celle concernant le menton est la barbe, enfin celle du menton et du cou est appelée la crinière chez les autres animaux à poils laineux. Un poil très épais (plus de 0,20 mm de diamètre) est appelé « soie »."
En tant que président de ce nouvel opus des vendredis du vin, je me devais d'introduire ce billet avec rigueur et exactitude. Le dico volant à mon secours, nous voilà donc prêt à aborder le thème du mois : LE POIL.
Hommage national oblige, il me fallait trouver un digne représentant de la cause libertaire qui agite la glouglousphère ces derniers jours. Un jus capable de carillonner au quatre coins du palais tout en filant la chair de poule. Un de ces canons au caractère velu, qui ne s'en laisse pas compter à l'heure de vous secouer les papilles. Bref, un Indomptable.
Et en ces temps de disette affective que le quotidien et l'actualité nous forcent à côtoyer, rien de tel que de retrouver alors dans son verre un allant invitant à une expédition sauvage pleine d'instinct. Rien de tel que de sentir l’œuvre de la terre raisonner à tue-tête dans son plus simple appareil. Un retour au source salvateur qui vous remue l'échine et vous rappelle comme il est bon d'être vivant.
Cette potion, je nous l'ai trouvé, elle nous vient de Paziols, petite bourgade audoise flirtant avec le Roussillon. Un élixir de jouvence concocté par le même jeune druide dont je vantais ici-même les vertus de son cinsault : Sébastien Agelet (Domaine De Mena), vigneron de son état et responsable de quelques une des belles rasades que j'ai bu boire ces derniers temps.
Ici, on parle donc de sa cuvée L'Indomptable, une syrah dense et vive sur laquelle trône la tronche d'un gorille au regard inquiétant. Un œil sombre derrière lequel se cache en fait un jus mordant où le fruit confortable et la tension animale se côtoient à merveille. Un vin encore un peu à l'étroit dans sa bouteille mais qui trouve un plein épanouissement un fois à l'air libre. Alors seulement il se laisse approcher, caresser, picoler...
"When you realize the value of all life, you dwell less on what is past and concentrate more on the preservation of the future." Dian Fossey
Tel une sorte Dian Fossey ethno-picologue en train d'apprivoiser la fougue de son gorgeon de rouge, on se plait alors à reprendre le chemin du goulot, des rencontres et des plaisirs simples qu'offre le quotidien. Reprendre simplement un peu de poil de la bête, et au passage, une gorgée d'Indomptable !
David Farge "ABISTODENAS"




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